Nettoyage des parties communes d'immeuble
Les communs sont la première chose que voient les copropriétaires, les visiteurs et les candidats à la location. Voici ce que je fais à chaque passage, et ce qui se voit d'un passage à l'autre.


Un immeuble se juge à hauteur de main, pas à hauteur de sol
Dans un hall ou une cage d'escalier, le sol n'est jamais le vrai sujet. Ce qu'un copropriétaire remarque, c'est ce qu'il touche et ce qu'il croise à hauteur d'œil : la main courante devenue collante, les traces de doigts sur la porte de l'ascenseur, la vitre de la porte d'entrée, le dessus des boîtes aux lettres, le seuil et son paillasson. C'est pour cela que je lave les mains courantes et pas seulement les marches, et que les portes palières et les interrupteurs font partie du passage courant plutôt que d'un grand nettoyage annuel.
Le sol, lui, se traite du haut vers le bas : on balaie et on aspire tous les étages en descendant, puis on lave en descendant de nouveau, hall en dernier. Descendre évite de remonter de la poussière sur des marches déjà faites, et laisse le hall — la partie la plus vue — sécher sans qu'on repasse dessus. Les entrées demandent un soin particulier en hiver : le sel de déneigement remonte dans l'immeuble sous les semelles et attaque les revêtements bien plus vite que la poussière.
Dans les parkings et les sous-sols, la contrainte change complètement. La poussière y est minérale, elle vient du béton et des pneus, et elle se soulève dès qu'on la balaie à sec. On travaille donc surtout en balayage humide sur les circulations et les devants de box, et on traite à part les taches d'huile fraîches, qui s'incrustent en quelques jours et deviennent ensuite très difficiles à reprendre. Les locaux vélos, les paliers d'ascenseur au sous-sol et les grilles de ventilation basse se font au même passage.
Le troisième sujet d'une copropriété, c'est le lendemain d'encombrants : cartons pliés à moitié, meuble laissé dans un couloir, sacs déposés à côté du local. Je remets en ordre ce qui gêne la circulation, je sors ce qui doit partir vers le point de collecte quand c'est convenu, et je signale le reste plutôt que de m'en débarrasser. Rien ne part sans votre accord : un encombrant évacué de trop est un litige de plus pour le syndic.
Je passe aux heures où les paliers sont calmes, mais dans un immeuble on croise toujours quelqu'un : un résident qui descend, un livreur, un artisan. Cela fait partie du travail — on se décale, on laisse le passage, on ne bloque jamais une sortie de secours avec un chariot. Et je vous dis ce que j'ai remarqué : une minuterie hors service, une fuite sous un compteur, une serrure de local forcée, une porte coupe-feu bloquée en position ouverte. Ce sont des choses qu'un prestataire voit chaque semaine et qu'un conseil syndical découvre trop tard.
Comment se déroule une intervention dans un immeuble
- 1
Les points de contact
Mains courantes, portes palières, boutons et portes d'ascenseur, interrupteurs, boîtes aux lettres, vitrage de la porte d'entrée. C'est ce qui se touche et ce qui se voit en premier.
- 2
Le dépoussiérage en descendant
Du dernier étage vers le hall : toiles d'araignée, appuis de fenêtre de palier, plinthes, nez de marche. On descend afin de ne rien resalir de ce qui vient d'être traité.
- 3
Le lavage des sols
Escaliers et paliers, puis couloirs, puis hall d'entrée en dernier pour qu'il sèche sans qu'on repasse dessus. Le seuil et le paillasson sont traités à part.
- 4
Le tour de l'extérieur
Abords immédiats, devant de porte, seuils, et le signalement de ce qui demande l'avis du syndic : encombrant abandonné, ampoule grillée, dégradation.
Questions de syndic et de conseil syndical
Tous les combien faut-il nettoyer une cage d'escalier ?
Cela dépend du nombre de logements desservis et de l'usage : un immeuble de six lots sans ascenseur tient très bien avec un passage hebdomadaire, une résidence de trente logements avec une école à côté en demande deux ou trois. Le bon repère n'est pas le calendrier mais l'état du hall en milieu de semaine — s'il est déjà marqué, la fréquence est trop basse.
Les parkings et les sous-sols demandent-ils le même passage que le hall ?
Non, et c'est pour cela qu'ils se traitent à part. Un hall se lave à l'eau et se juge à la brillance ; un niveau de parking produit surtout de la poussière minérale, qui se balaie avant tout lavage sous peine d'étaler de la boue. Les traces d'huile, les toiles d'araignée des angles et le devant des box se reprennent à un rythme plus espacé que les étages, souvent au mois ou au trimestre, et le devis le précise ligne par ligne.
Comment entrez-vous dans l'immeuble ?
Avec un badge ou une clé remis par le syndic ou le conseil syndical, comme tout prestataire d'un immeuble. La restitution est convenue à l'avance, et le local d'entretien, quand il existe, me sert à ranger le chariot entre deux passages.
Que faites-vous si un logement inoccupé pose un problème dans les communs ?
Je le signale, je ne l'ouvre pas. Odeur persistante sur un palier, infiltration visible au plafond du dernier étage, trace d'eau sur une marche : je le décris au syndic, avec l'étage et ce que j'ai constaté. Ce qui se passe derrière une porte privative n'est pas de mon ressort.
Les postes voisins dans une copropriété
Sanitaires & vestiaires
Les sanitaires d'un local commun ou d'un équipement partagé, avec le réassort des consommables si vous me le confiez.
Vitres & surfaces vitrées
Vitrages de hall, fenêtres de palier, garde-corps vitrés et portes d'entrée, à un rythme propre.
Remise en état d'un logement
Entre deux locataires, avant l'état des lieux d'entrée : le logement vide, prêt à reloger.
Faire chiffrer l'entretien de votre immeuble
Je viens voir les cages, le hall, les sous-sols et les accès. Le devis suit la visite, et il est gratuit.